Braine-l'Alleud: Georgette Dussen, conseillère communale, et son ASBL «Jukayi» viennent en aide à un orphelinat au Congo

Sans titre 1.jpgGeorgette Dussen, conseillère communale à Braine-l’Alleud (Intérêts Brainois), est la cinquième invitée de notre série consacrée aux passions de nos élus. Elle nous présente l’ASBL « Jukayi », qu’elle a créée en août 2010 pour venir en aide à un orphelinat de Mbujimayi, dans la province du Kasaï-Oriental, en République Démocratique du Congo. En un peu plus de deux ans, l’ASBL a permis la construction d’une nouvelle maternité. Les travaux pour la construction d’une nursery et de deux classes débuteront prochainement et deux appareils médicaux, un pour les échographies et un pour le monitoring de bébé, seront amenés là-bas en mai prochain.

« Jukayi » est un terme tshiluba qui veut dire « Levez-vous », « debout », « en marche ». Ce nom, qui aurait pu être le titre d’un conte africain, est le résultat d’un coup de cœur, celui de Georgette Dussen pour un orphelinat de Mbujimayi, au Kasaï-Oriental, une province de la République Démocratique du Congo. Georgette Dussen, élue conseillère communale à Braine-l’Alleud en octobre 2012 sur la liste des Intérêts Brainois, a créé cette ASBL en 2010. « Je suis accueillante extrascolaire à l’école Saint-Jacques, à Braine-l’Alleud, depuis 27 ans. J’ai toujours consacré ma vie aux enfants. Il y a quelques années, je recherchais un projet pour aider des enfants, peu importe le pays. Il y avait alors un nouveau prêtre à la paroisse Saint-Etienne, le Père Jean-Claude, originaire du Congo. Je l’ai accompagné au Kasai-Oriental il y a quatre ans. ». À peine arrivée, Georgette Dussen comprend que ce pays a quelque chose de spécial. «  Un enfant est venu près de moi. Il avait des vêtements usés de chez usés. Il m’a demandé de l’argent. Comme je venais d’arriver, je n’avais pas encore eu le temps de changer mes euros en francs congolais. Je lui ai expliqué. Il m’a répondu avec un grand sourire « Merci, bonne journée ! » C’était mon premier contact avec un enfant de la rue.  »

 

Des enfants de la rue, Mbujimayi est en plein. «  C’est une ville énorme qui compte environ deux millions d’habitants. L’abandon d’enfants y est journalier. Nous avons visité trois orphelinats. Les deux premiers étaient des centres d’accueil pour la nuit et pour les enfants malades. Le troisième était le « Centre Miséricorde », tenu par Sœur Régine, qui accueille une cinquantaine d’enfants. C’était un vrai coup de cœur. Il y avait notamment trois petites filles qui sont restées avec moi tout le temps de la visite. Le départ a été douloureux. ». 

 

Une fois de retour, elle était décidée à continuer d’aider l’orphelinat. Le tout était de trouver la bonne formule. «  En discutant avec plusieurs personnes, l’idée de créer une ASBL a fait son chemin. Le 18 août 2010, l’ASBL « Jukayi » était enregistrée ». L’association a d’emblée établi un grand projet pour l’orphelinat, à savoir construire en dur et en durable : un dispensaire, un bâtiment pouvant accueillir six classes et la direction, et une salle consacrée à l’apprentissage d’un métier. «  Il faut offrir aux enfants un maximum de possibilités pour qu’ils puissent se prendre eux-mêmes en charge.  » Après deux ans, « Jukayi » a déjà réalisé la construction d’une maternité et envoyé du matériel scolaire. La construction de nouveaux lits et de deux classes débuteront prochainement.

 

Retrouvez le reportage complet dans La Capitale Brabant wallon de ce lundi.

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